Histoire, personnages et patrimoine
La tannerie

Les tanneries apparaissent dans les archives dès le XVè siècle. En 1844, selon une enquête statistique, 14 tanneries sont dénombrées dans la commune de Saint Léonard. Les peaux tannées étaient des peaux de bovins, d’'ovins et de caprins. Les produits employés se résumaient à la chaux et à l’écorce broyée. L'’acidité de l'eau, présente sur les sites, a facilité cette activité. Beaucoup de tanneurs travaillaient à domicile et étaient installés dans les faubourgs. Ces cuirs servaient aux besoins locaux mais étaient aussi vendus au XIXè siècle dans des foires dans toute la France.

Le moulin Follet (ancien moulin à tan) est installé sur le Tard depuis le XIIè siècle. Il a été transformé en tannerie en 1890, assurant ainsi la continuité d’une ancienne tannerie fondée en 1806 dans le faubourg Banchereau. En 1980, Weston a racheté une grande partie de l’'entreprise.

Le tannage, dont le but est de transformer la peau des animaux en une matière imputrescible souple ou ferme selon l’usage demandé, s’'y pratique encore selon les principes traditionnels « du temps au tan » avec des matières végétales : de l’'écorce de chêne, de châtaignier, de québracho. Le travail de tannerie est précédé du « travail de rivière » pour préparer les peaux qui arrivent déjà salées. Elles sont dessalées, ébourrées et écharnées. Le « travail de basserie » consiste à suspendre les peaux durant environ 40 jours dans des jus de tannins végétaux (écorces broyées) selon des concentrations progressives. Puis vient le « refaisage » qui termine la répartition des tanins dans la peau. Dans des fosses extérieures sont disposées en alternance des peaux et de l’écorce. Durant une période de 8 mois, une réaction chimique se produit et fixe le tannin dans les cuirs. Viennent ensuite les diverses opérations de « rinçage », de « corroyage » et de « nourriture » avec de l’huile de foie de morue, avant la « mise au vent » des peaux pour en chasser l’humidité. Selon leur destination, les cuirs se retrouvent « battus » ou « cylindrés ». Ces actions permettent de compacter les fibres pour les rendre imperméables. 

Envoyer l'article à un ami
Retour